Mieux comprendre la semaine de quatre jours !

semaine-4-jours

Aujourd’hui, les managers sont en perpétuels  recherche d’actions à mettre en place afin d’améliorer la productivité de leurs équipes. Récemment, l’idée de la semaine de quatre jours à donc émerger, ravivées par la pandémie de COVID-19, les employeurs se voyant obligés de repenser l’importance de la flexibilité des conditions de travail. De plus en plus d’entreprises s’intéressent à la semaine de quatre jours, mais son impact est-il seulement positif ?

L’idée est simple : les employés travailleraient quatre jours par semaine tout en recevant le même salaire, en bénéficiant des mêmes avantages et avec la même charge de travail. Donc moins de jours travaillés certes mais des journées plus condensées.

Un peu d’histoire...

L’idée, lancée dans les années 1990 en Europe, est soutenue par des hommes politiques tels que Jacques Delors ou Gilles de Robien. Elle est l’une des quinze propositions du Collectif Roosevelt. Si celle-ci n’est pas récente, il faudra attendre 2015 pour voir sa mise en place. 

L’un des premiers pays avoir fait le pari de la semaine de quatre jours est l’Islande. Entre 2015 et 2019, elle a mené le projet “témoin” d’une semaine de travail de 35 à 36 heures (réduite par rapport aux 40 heures traditionnelles) sans réduction des salaires des employés.

L’étude a également entraîné un changement important en Islande car les chercheurs ont constaté que le stress et l’épuisement des travailleurs avaient diminué et que l’équilibre vie professionnelle-vie privée s’était amélioré.

Récemment, la semaine de quatre jours a également fait son entrée dans la loi Belge ! Une envie de travailler chez nos voisins les belges ?

Les inconvénients

En France, les entreprises sont encore réticentes à la semaine de quatre jours. Mais est-ce seulement une peur du changement ou a-t-elle réellement des côtés négatifs ?

Une surcharge du travail

En ayant moins de temps mais la même charge de travail, un salarié peut très vite rencontrer des difficultés à remplir ses missions. Ils peuvent vite se retrouver débordé, avoir une augmentation de leur niveau de stress et donc bâcler leur travail. Il faut être sûre que la quantité de travail soit proportionnelle au temps travaillé.

Une réorganisation compliquée

Avec la semaine de quatre jours, la structure organisationnelle est à repenser. Pour garder sa productivité, l’entreprise sera obligée de changer de stratégie pour s’acclimater à ce nouveau mode de travail. De plus, les salariés s’exposent à une possible baisse des salaires, qui a la base ne devait pas se produire. Comme par exemple Desigual, qui en Espagne a accompagné la réduction du temps de travail avec une baisse de salaire. C’est une mesure contraire à l’idée première du concept.

Une influence sur l’environnement

La semaine de quatre jours pourrait diminuer le taux de chômage. En effet, dans certains secteurs opérant 7j/7  cela impliquerait de nouveaux recrutement pour assurer le fonctionnement constant des entreprises.

Cela pourrais également avoir un impact environnementale car travailler moins de jours impliquera moins de déplacements. Donc moins de pollution et une amélioration de l’empreinte carbone !

impact-environnement

On peut donc en conclure, que malgré des a priori, la semaine de quatre jours aura tendance à apporter plus d’avantages. Il faudra certes, mettre en place des actions pour éviter les abus mais le changement a parfois du bon pour les entreprises !

Et vous, vous auriez fait le pari ?

LinkedIn
Twitter
Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page